Catégories

C'est Quoi le Mouloud ? (livres sur le Prophétes (sbdl))

Le Mawlid(arabe : al-mawlid an-nabawîy, المولد النبويّ, la naissance du prophète, on trouve parfois aussi mouloud, maouloud, mouled ou maoulide) est une fête qui commémore généralement la naissance du prophète Mohammed (sbdl).

Elle se célèbre à la date du 12 de Rabia al Awal, troisième mois de l'année lunaire. Cette fête est aujourd'hui célébrée par bon nombre de communautés musulmanes dans le monde.

Elle ne fait pas partie des deux fêtes religieuses authentiquement sacrées qui sont les deux aïds : le petit (l'Aïd el-Fitr) et le grand (l'Aïd al-Adha).

À l'instar de Noël qui fut instaurée tardivement et sans source biblique en 1112, aucune trace explicite de cette fête n'existe dans le Coran et la sunna. L'anniversaire de Mohammed (sbdl) n'a jamais été célébré de son époque, ni par ses compagnons, ni par les musulmans des premiers siècles, et aucune information fiable ne permet d'en établir la date réelle. Le premier qui a innové la célébration de la naissance de Mohammed (sbdl) est Al-Muizz li-Dîn Allah en l’an 362 de l’hégire au Caire. Puis, on continua de le fêter jusqu’à ce que le commandeur des armées El-Afdhal Abou El-Qâssim Ibn Badr El-Djamâli, le vizir du calife El-Mousta`li Bi Allah l’annula en l’an 972 (490 de l’hégire).

D'après les historiens Ibn Kathîr et Ibn Khallikan, elle fut réinstaurée bien plus tard, vers 1207, par le roi d'Erbil.


Légitimité de la célébration :

Les théologiens légitimant cette fête sont nombreux et appartiennent aux quatre écoles de jurisprudence islamique. On peut citer parmi les anciens Ibnou Hajar Al-`Asqalani, Sakhawi, As-Souyouti, ou encore Ahmad ibnou Zayni Dahlan.

D'un autre côté, la célébration de l'anniversaire de Mohammed (sbdl) est considérée par d'autres théologiens comme une innovation religieuse (bidah) étrangère à l'islam. 
Ils mettent en garde contre l'altération par l'humanité de l'islam tel qu'enseigné au Prophète et pratiqué par les premiers musulmans, sahabas, n'ayant jamais fêté ce jour, malgré tout l'amour qu'ils avaient pour le Prophète.

L'anniversaire de Mohammed (sbdl) n'a jamais été célébré de son époque, ni par ses compagnons, ni par les musulmans des premiers siècles. Aucune trace explicite de cette fête n'existe dans le Coran et la sunna.

D'après les historiens Ibn Kathîr et Ibn Khallikan, elle fut instaurée bien plus tard, vers 1207, par le roi d'Erbil. Ce qui constitue donc une innovation en religion selon les paroles de Mohammed (sbdl) parmi lesquelles : « - Toute nouveauté est une innovation, toute innovation est égarement, et tout égarement est au feu. - Quiconque introduit dans notre religion ce qui lui est étranger le verra rejeté »

Et les historiens ne s'accordent pas sur la date de naissance du Prophète (elle se célèbre à une date arbitraire, le 12 de Rabia al Awal, ceci montre que personne n'attacha de l'importance à transmettre la date exacte dans les premières générations de musulmans.

Hormis le fait que cette pratique puisse être considérée comme une innovation religieuse, elle peut être considérée comme l'imitation des non-musulmans : les chrétiens fêtant l'anniversaire de Jésus (sbdl), fêter l'anniversaire de Mohammed revient à les copier. L’imam Ahmed a rapporté que Mahomet a dit : « Celui qui imite un peuple, fait partie intégrante de ce peuple. » 
L’imam At-Tirmidhi a rapporté que Mohammed (sbdl) a dit : « Il n’est pas des nôtres celui qui imite des gens différents de nous, n’imitez ni les juifs, ni les chrétiens. » le Prophète qui a déclaré : « Ne me flattez point de la façon dont les chrétiens ont flatté Jésus, le fils de Marie ; certes, je ne suis qu’un serviteur; donc, dîtes plutôt : serviteur et messager d’Allah ».

Parmi les anciens théologiens condamnant cette innovation, on peut citer Abu Ishaq al-Shatibi, Ibn Hadj, ou encore le juriste Malékite Tâjuddîn `Omar `Alî Al-Lakhmî d’Alexandrie, connu sous le nom d’Al-Fakahânî, dont l'épitre à ce sujet "Al-Mawrid fil-Kalâm `alâ Al-Mawlid" fut citée intégralement par As-Souyouti dans son ouvrage.


Aujourd'hui :

Dans la plupart des États musulmans, le jour du Mawlid est férié.

En Arabie saoudite cependant, le Ministère des affaires religieuses considère cette fête comme étrangère à l'Islam et comme une innovation d'origine non religieuse - bien que sa célébration ne soit pas interdite par les autorités. Une semaine, qui n'est pas utilisée pour se rapprocher d'Allâh (pas religieuse), mais dans un but didactique, y est occasionnellement dédiée à Mohammed (sbdl).

Au Maroc, cette fête a été officiellement introduite en 1292, par le sultan mérinide Abû Ya`qûb Yûsuf an-Nasr. Aujourd'hui, la fête du Mawlid engendre deux jours fériés.

En Tunisie, ce jour est également férié. Un dîner familial est souvent préparé à cette occasion. Une crème pâtissière à base de pignons de pin d'Alep, l'Assidat zgougou est également préparée pour cette fête.

Au Sénégal et au Mali, où il est appelé Gamou, du nom du mois de mouharam en wolof, d'importantes célébrations y sont organisés. Les Tijani se rendent notamment dans la ville de Tivaouane, fondée par l'imam Malick Sy, pour y célébrer une importante commémoration rythmée par des poèmes chantés en l'honneur du Prophète et des conférences parlant de sa vie et sa grandeur.

En Libye, on organisait depuis 2006 une grande fête du Mouloud dans divers pays en partenariat avec la Ligue populaire des tribus du Grand Sahara.

Au Kenya sur l'île de Lamu (dont la capitale est considérée comme une ville sainte dans la culture swahilie), le Mawlid est chaque année l'occasion d'un festival culturel entourant un important pèlerinage, qui draine des fidèles de toute la région, sous l'égide du Sharif. Organisé pour la 123e fois en octobre 2013, le festival appelé localement « Maulidi » a attiré plus de 30 000 visiteurs venant principalement de la côte est-africaine (Somalie, Tanzanie, Comores...), mais aussi du Moyen-Orient, de toute l'Afrique orientale ainsi que quelques touristes occidentaux.

 


Nouveaux produits

Meilleures ventes

Fabricants