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الشيخ أحمد ديدات

رحمه الله

Ahmed Deedat

1918-2005

Ahmed Deedat

1918-2005

Les ouvrages disponibles sur notre site

Ahmed Deedat, de son nom entier Cheikh Ahmed Deedat Hussein, (né le 1er juillet 1918 à Tadkeshwar près de Surat, dans la province du Gujarat et mort le 8 août 2005, âgé de 87 ans, au KwaZulu-Natal en Afrique du Sud) est un écrivain, apologiste et théologien musulman ainsi qu'un prédicateur charismatique.

Il gagna une audience internationale suite à ses nombreux débats autour de l'islam. Leurs retransmissions actuelles sur Internet font perdurer sa popularité auprès de nombreux musulmans.

Le style violent, parfois comique, d'Ahmed Deedat suscita l'intérêt de ses auditoires, car il voulait ses interventions plaisantes. Cependant, 17 de ses livres ont été interdits en France, notamment pour incitation à la haine raciale.

Ahmed Deedat forma également le prédicateur Zakir Naik

 

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Biographie

Les débuts 1918 - 1942

Ahmed Deedat naquit au Gujarat en Inde, en 1918. Son père ayant émigré en Afrique du Sud peu après sa naissance, il le rejoignit au KwaZulu-Natal, et sa mère décéda quelques mois après son départ. À l'école, discipliné, il surmonta la barrière de la langue et devint un bon élève, appliqué et sérieux. Toutefois, en raison des difficultés financières de son père, il quitta l'école à seize ans pour travailler.

En 1936, travaillant alors comme vendeur dans un magasin de meubles, des missionnaires chrétiens vinrent le voir pour le convertir. Ces missionnaires lui posèrent des questions au sujet de l'islam auxquelles il ne put répondre. Ils lui dirent aussi que le prophète de l'islam Mahomet utilisa l'épée pour propager sa religion, ce qui le choqua. Il se décida alors à approfondir sa connaissance de l'islam. Fouillant dans le sous-sol de son magasin, il trouva le livre « Izhar ul-Haqq » (Manifestation de la Vérité), écrit par Rahmatullah Kairanvi. Ce livre racontait le profond travail des missionnaires chrétiens à convertir l'Inde. Ahmed Deedat acheta alors sa première Bible pour l'étudier, puis chercha la discussion face à d'autres missionnaires chrétiens.

Son incursion dans les études bibliques prit un tour décisif lorsqu'il prêta attention aux classes d'études islamiques d'un certain Fairfax, un chrétien converti à l'islam.Voyant le succès des classes, Fairfax ajouta des cours de lecture biblique, doublés de leçons sur la manière de convertir les chrétiens. Suite au désengagement de Fairfax, Deedat, qui était l'un de ses meilleurs élèves, prit sa suite durant trois ans.

 

Ses premiers travaux de missionnaires 1942 - 1956

La première conférence d'Ahmed Deedat fut : Muhammad : Messager de la Paix, donnée en 1942 à Durban devant un auditoire d'une quinzaine de personnes. Il était alors âgé de 24 ans. Au fil du temps, le succès croissant, Deedat fut invité à débattre dans d'autres villes sud-africaines comme Johannesburg et Le Cap devant des milliers de personnes. Par la suite, il partit débattre partout dans le monde.

Parallèlement, il organisa des visites guidées à la mosquée de Jumma, à Durban. La grande mosquée de Jumma devint alors un site touristique de Durban, avec un programme spécifique : des déjeuners, des discours et des questions afin de séduire beaucoup de monde et leur faire connaître l'islam. Deedat lui-même y intervenait.

Création d'IPCI et AS-Salaam 1956 - 1986

En 1954, Ahmed Deedat entame une carrière de conférencier et d'écrivain sur l'islam.

En 1956, le travail de prosélytisme au sein de la mosquée de Jumma paie, et les demandes de renseignements au sujet de l'islam deviennent très importantes. Il apparaît que le travail au sein de la Mosquée ne suffit plus à répondre à cette demande en littérature islamique. Ahmed Deedat et deux de ses amis, Goolam Hoosein Vanker et Taahir Rasool, formèrent alors un cercle d'étude destiné à étudier le Coran.

En 1957, il fonda l'International Islamic Propagation Center  (IIPC) avec le but d'imprimer une grande variété de livres sur l'islam. Ahmed Deedat devint son président et le resta jusqu'en 1996.

En 1958, Deedat établit également un centre islamique appelé As-Salaam Educational Institute(Institut d'éducation As-Salaam).

Avec ses organisations pour la formation de futurs intellectuels islamiques, Deedat s'engagea dans un vaste éventail d'activités au cours des trois décennies suivantes. Il dirigea des cours de théologie biblique et mena de nombreuses conférences sur la Dawa qui devint le facteur dominant de sa vie. Il écrivit également un grand nombre de livres, bénéficiant d'un très gros tirage, et certains furent même distribués gratuitement.

La célébrité internationale 1986 - 1995

Au début des années 1980, grâce à son énorme travail dans le domaine de la Dawa, Ahmed Deedat commença à être connu en dehors de l'Inde et de l'Afrique du Sud. En 1985, il loua deux fois le prestigieux Royal Albert Hall à Londres pour débattre avec des missionnaires chrétiens devant un public nombreux. Son audience internationale fut considérablement renforcée en 1986, quand il gagna le prix du Roi Fayçal pour services rendus à l'islam dans le domaine de la Dawa pendant plus de 50 ans. Deedat suscita alors l'attention des communautés musulmanes dans le monde entier. Par conséquent, à l'âge de 66 ans, Ahmed Deedat commença une nouvelle phase dans sa carrière d'intellectuel islamique : il commença à voyager dans le monde entier, de l'Australie à l'Amérique du Nord.

Parmi ses tournées connues, il y a :

  • L'Arabie Saoudite et l'Égypte (à plusieurs reprises)
  • Le Royaume-Uni (à plusieurs reprises entre 1985 et 1988, y compris la Suisse en 1987)
  • Le Pakistan, où Ahmed Deedat rencontra Zia ul-Haq, les Émirats arabes unis et les îles Maldives (nov.-déc. 1987), où Deedat fut honoré par Maumoon Abdul Gayoom.
  • La première tournée aux États-Unis (fin de l'année 1986, mettant en vedette des débats avec Swaggart, Robert Douglas, et plusieurs conférences, dont deux en Arizona)
  • La Suède et le Danemark (fin de l'année 1991, avec trois débats)
  • La seconde tournée aux États-Unis et le Canada (en 1994, avec des conférences et des débats au Canada et à Chicago)
  • L'Australie (sa dernière visite qui eut lieu au début de 1996, juste avant son accident vasculaire cérébral).

Les dernières années 1996 - 2005

Le 3 mai 1996, Ahmed Deedat eut un accident vasculaire cérébral qui le laissa tétraplégique avec lésions du tronc cérébral, sans possibilités de parler ou de déglutir. Il fut hospitalisé au King Faisal Specialist Hospital de Riyad, où il apprit à communiquer par le biais d'une série de mouvements oculaires et d'une machine lui permettant de former ainsi des phrases complètes.

Il passa les neuf dernières années de sa vie chez lui, rivé à son lit, à Verulam en Afrique du Sud, mais soigné par Hawa Deedat, son épouse. Encourageant toujours les gens à faire la Dawa, il reçut des lettres d'affections des quatre coins du monde. Malgré tout, des missionnaires chrétiens cherchèrent encore à le convertir, mais il refusa en discutant avec eux à l'aide de sa machine de retranscription. En octobre 2002, Xavier Naidoo, un autre chrétien, essaya également de le convertir, et demanda à Deedat de lire un verset de La Bible et de prier Jésus-Christ pour sa santé. Mais toujours par le mouvement de ses yeux, il refusa. Plus tard, un jeune chrétien du nom de Ringo, propriétaire d'un centre de gymnastique, affirma qu'il pouvait le guérir en disant « Jésus guéris-le ! Lève-toi ! », mais Ahmed Deedat cita le chapitre 7, verset 21 de Matthieu et le questionna ironiquement : « Pourquoi Jésus voudrait vous dire cela, alors que vous en êtes venu à faire un noble travail ? ».

Ahmed Deedat mourut chez lui, le 8 Août 2005, à Verulam, en Afrique du Sud et fut enterré au cimetière de Verulam.

Ses débats

Le premier grand débat d'Ahmed Deedat eut lieu en août 1981, face à l'apologiste chrétien Josh McDowell , à Durban en Afrique du Sud. Presque tous ses débats sont aujourd'hui diffusés en ligne sur des plateformes comme YouTube et DailyMotion2.

Débat contre Anis Shorrosh

Ahmed Deedat eut un débat avec le missionnaire chrétien et américain d'origine palestinienne, le docteur Annis Shorrosh. Ce fut le début des grands débats internationaux de Deedat, en décembre 1985, en Angleterre à Londres. Le sujet était « Jésus est-il Dieu ? ». Ils se retrouvèrent le 7 août 1988, autour d'un autre sujet : « Le Coran ou la Bible, quelle est la parole de Dieu ? » Ce débat dura 240 minutes, la session de questions et réponses comprise. Pour l'anecdote, Anis Shorrosh étant totalement dans le code vestimentaire arabe, beaucoup crurent qu'il était aussi un cheik musulman.

Débat avec Jimmy Swaggart

Ahmed Deedat connut l'un des plus principaux moments de sa carrière lorsqu'il débattit avec Jimmy Lee Swaggart, un missionnaire évangéliste. Ce débat eut lieu à Bâton-Rouge, à l'Université de Louisiane aux États-Unis, en novembre 1986. Le débat était intitulé « La Bible est-elle la parole de Dieu ? ». Environ 8 000 personnes y assistèrent, à un moment où Jimmy Swaggart était une figure américaine du christianisme évangélique. Après avoir vu le débat sur une cassette vidéo, un pasteur de l'église pentecôtiste, Kenneth L. Jenkins, en Indiana se convertit à l'islam en prenant le nom d'Abdullah M. al-Faruqe.

Les autres grands débats

Lors de sa tournée en Amérique du Nord, Deedat débattit également contre le docteur Robert Douglas, à l'Université du Kansas en novembre 1986, autour du thème « Jésus a-t-il été crucifié ? » .

Entre octobre et novembre 1991, Deedat fut en Scandinavie, où il tint trois débats et plusieurs discours. Deux de ces débats successifs furent contre le pasteur Stanley Sjöberg à Stockholm, en Suède. Le premier fut nommé « La Bible est-elle la vraie parole de Dieu ? » et le deuxième débat fut « Jésus est-il Dieu ? ». Deedat se rendit ensuite au Danemark où il débattit avec le pasteur Eric Bock, à Copenhague, sur le même sujet : « Jésus est-il Dieu ? ».

Un autre grand débat de Deedat, plus informel, fut organisé lorsqu'un mécène invita trois soldats américains stationnés dans le Golf persique à débattre avec Ahmed Deedat, en juin 1993.

Les œuvres d'Ahmed Deedat ont souvent apporté des conversions à l'islam. Par exemple, l'ex-missionnaire chrétien Gary Miller, aujourd'hui musulman, est devenu Omar Abdul-Ahad.

Ahmed Deedat et le pape

En 1984, Ahmed Deedat enjoignit au pape de discuter publiquement avec lui, devant tout le Vatican, place du Vatican. Le pape refusa mais lui proposa une audience privée. Ahmed Deedat resta sur ses positions et l'entrevue ne se fit pas. Il publia ensuite une brochure intitulée La Vedette Sa Sainteté joue à cache-cache avec les musulmans en janvier 1985.

Ses écrits et ses discours

Deedat publia plus d'une douzaine de livres mettant l'accent sur les grands thèmes cités ci-dessous. La plupart des nombreuses conférences de Deedat, ainsi que la plupart de ses débats, se concentraient sur ces mêmes thèmes :

  • La Bible est-elle la parole de Dieu ?
  • Qu'est-ce que la Bible dit à propos de Muhammad ?
  • La Crucifixion ou Cruci-Fiction ?
  • Muhammad : Le successeur naturel du Christ.
  • Le Christ en Islam.
  • Muhammad le Grandiose.
  • Le Coran, miracle des miracles.

Capitalisant sur sa popularité dans le Moyen-Orient après avoir gagné le prix du Roi Fayçal, Deedat obtint une subvention pour imprimer un volume compilant quatre de ses livres. 100 000 exemplaires de ce livre intitulé Le Choix entre l'islam et le christianisme furent imprimés en très haute qualité HB (papier de soie, édition avec une couverture bordeaux et or). Ce livre, très populaire dans les années 1990, fut souvent disponible à la vente des missionnaire musulmans en Amérique du Nord. 17 de ses livres sont interdits en France en raison de leur « tonalité violemment anti-occidentale, antisémite et de l'incitation à la haine raciale » qu'ils contiennent.

Les critiques

En 1987, Ahmed Deedat réfuta les rumeurs en Afrique du Sud affirmant qu'il était un Qadiani et qu'il distribuait un Tafsir du Coran attribué au fameux Qadian, Muhammad Asad, en effectuant une déclaration publique clarifiant les choses et réaffirmant son opinion que Mirza Ghulam Ahmad al-Qadiani était un 'Kâfir' (c'est-à-dire un mécréant) ainsi que ses partisans.

Les débats et écrits d'Ahmed Deedat ont été étiquetées comme une forme d'apologétique.

Lloyd V. J. Ridgeon, professeur d'Études islamiques à l'Université de Glasgow écrit :

Les pamphlets d'Ahmed Deedat ont été recyclés pour une toute nouvelle clientèle britannico-musulmane. Ainsi, une nouvelle génération est exposée à ses malicieuses désinformations. La raison de la popularité d'un polémiste tel qu'Ahmed Deedat est variée : l'auto-compréhension des musulmans comme « la meilleure des communautés » les conduit à supposer que l'islam prévaut sur les autres religions. Combinée à la fierté blessée de vivre dans un monde post-colonial dans lequel l'hégémonie culturelle occidentale se poursuit, une certaine dignité peut au moins être préservée en se réclamant d'une supériorité morale et religieuse. Lloyd V. J Ridgeon,Islamic Interpretations of Christianity,

De plus, l'influence d'Ahmed Deedat est certainement plus large que confinée à une marge. L'universitaire musulman Farid Esack a critiqué Deedat, en le comparant à d'autres fondamentalistes comme Rabbi Meir Kahane et Jerry Falwell, en écrivant:

La multitude des vidéos antichrétiennes, antisémites et anti-hindoues de Deedat nous disent tout ce qu'il y a à dire de l'autre, et nous sommes bien aise de cela. Il y a certaines fois, bien sûr, où des questions émergent à propos de la rectitude du dogme, à propos des étiquettes apposées à Dieu que nous croyons au-delà des étiquettes et qui regarde le cœur des gens. Mais à la place d'approfondir ces questions, nous nous hâtons en arrière et nous cherchons refuge dans le « connu ». C'est alors que nous commandons une autre vidéo de Deedat.

Plus encore, tous les livres d'Ahmed Deedat ont été interdits sur le territoire français (sur demande secret du vatican de censurer tout les écrits de Ahmed Deedat), notamment Deedat affronte le pasteur de l'Église de Suède, par arrêté du 31 mai 1984, "en raison de sa tonalité violemment antioccidentale et interpreter par certain milieux proches du vatican d'incitation à la haine raciale...

Enfin, de nombreux sites et vidéos circulent sur Internet en réponse aux attaques d'Ahmed Deedat contre le christianisme, mais en vain, chaque jour, des centaines de pasteurs et evengelistes se convertissent a l'Islam graçe aux debat de Ahmed Deedat.

On parle meme pour l'Afrique de conversion en milliers...!

 

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Ahmed Deedat est l'homme d'une mission
 

Forte d'un milliard de croyants, la religion musulmane trouve en la personne de Ahmed Hoosen DEEDAT un de ses plus fervents défenseurs à l'heure actuelle. Tout semble avoir commencé pour Ahmed DEEDAT alors qu'il était employé dans un petit magasin tenu par un juif qui l'encensait quotidiennement de citations et de remarques à connotations religieuses. "La vie était devenue impossible, dira-t-il, d'autant que nous n'avions pas les moyens de répondre".

Afin de pallier cette lacune, Ahmed DEEDAT s'engage dans la lecture, entre autres, des différents Evangiles, du Nouveau et de l'Ancien Testament. Après des études et des recherches minutieuses dans ces livres saints, il sera à même de déclarer : "Pour chaque point que vous avancerez au crédit de votre religion, j'en donnerai dix contre". Cette dernière phrase résume d'ailleurs assez bien l'état d'esprit du personnage que nous nous proposons d'étudier.

Ahmed Hoosen DEEDAT voit le jour en 1918 a Tadkeshvar dans la Province de Surat, à l'Est de l'Inde. I1 n'a que neuf ans lorsqu'il rejoint son père, Hoosen Qassim DEEDAT, en Afrique du Sud, où il est employé comme tailleur dans Grey Street. Tous deux s'installent alors à Durban. Il découvre alors en Afrique du Sud le racisme et l'oppression. Les personnes de couleur sont en effet une minorité écrasée par les White Rulers (les législateurs blancs) comme il se plaît à les appeler. Bien que très jeune, il souffre énormément de cette situation mais en ressortira quelques années plus tard renforcé dans ses convictions, qu'elles soient d'ailleurs religieuses ou politiques. Une scolarité effectuée à l'école islamique, Anjuman Islamic Madressa située dans Pine Street, lui permet d'étudier notamment l'Islam et l'Anglais. Par la suite, il poursuit sa scolarité à l'école laïque située dans Cross Street, puis à l'école gouvernementale de Carlisle Street. Enfin il termine ses études en 1934 et trouve alors un emploi dans un magasin de Waschbank près de Greytown dans la région du Transvaal, région située au nord-est de l'Afrique du Sud, puis à la Mission Adams à Amanzimtot.

Cette mission chrétienne marqua à jamais Ahmed DEEDAT. En effet, s'il travaille en tant que vendeur dans un petit magasin, il y a, à proximité de cette mission, un centre de formation pour missionnaires chrétiens. Des missionnaires qui se plaisent à s'essayer régulièrement sur les jeunes musulmans employés dans la mission. Ainsi Ahmed DEEDAT est lui aussi mis à l'épreuve et se voit poser des questions qui lui paraissent parfois inattendues et auxquelles il ne sait que répondre. Pourquoi Mohammed a-t-il impose l'Islam par l'épée ? Comment se fait-il que Mohammed ait eu plusieurs femmes ? Savez-vous que le Coran est le plagiat de la Bible ? Autant de questions qui indisposent le jeune DEEDAT qui, faute de formation et de connaissance de l'islam, ne peut répondre. II souffrira d'ailleurs énormément de cette situation que lui imposent les missionnaires chrétiens. Une situation qui n'est pas d'ailleurs sans rappeler celle qu'il connut en Inde avec les missionnaires britanniques ! Mais la conjoncture économique mauvaise, à cette époque, l'oblige à conserver l'emploi qu'il a et donc à souffrir des remarques désobligeantes de ces missionnaires.

C'est alors qu'il découvre un ouvrage qui lui ouvrira toute grande les portes de la connaissance de l'islam. L'ouvrage, publié en 1915, soit trois ans avant sa naissance comme se plaît à le faire remarquer Ahmad DEEDAT, s'intitule "Izharu al-haqq" (La vraie vérité). Cet ouvrage qui empeste le "mildiou" - c'est en ces termes qu'il en parle - lui fait découvrir l'islam et lui permet d'acquérir une bonne approche de sa religion afin de la transmettre à son entourage. Ce livre arme Ahmed DEEDAT, lui fournit du matériel afin d'assurer la défense de l'islam qu'il sent attaqué de toutes parts par les missionnaires. Dès lors, fort des enseignements de cet ouvrage, il organise des rencontres avec d'autres personnes et leur parle de la religion, de sa religion. Ces rencontres se multiplient et son auditoire est toujours plus important. C'est au cours d'une réunion à laquelle il assiste qu'il fait la connaissance d'un Anglais musulman, M. FAIRFAX. Celui-ci enseigne la religion comparative, et donne notamment des conférences ayant pour thèmes les prophéties telles qu'elles sont relatées dans la Bible. Ahmed DEEDAT suit ces cours avec assiduité. Alors que M. FAIRBAX sera absent, il proposera de le remplacer, un remplacement qui durera trois années avec un auditoire toujours plus important. "Enseigner fut pour moi la meilleure façon d'étudier !" déclare t-il alors. Si tout semblait le destiner à devenir employé de bureau, vendeur ou peut-être à terminer une carrière qui s'annonçait prometteuse à un poste de direction, déjà le caractère de Ahmed DEEDAT s'affirme et laisse présager une carrière d'orateur...

Parallèlement à son emploi de vendeur, il suit des cours du soir au Collège technique M.L. Sultan. Il y étudie la dactylographie, la comptabilité et les mathématiques, entre autres matières. Ses cours l'intéressent de plus en plus et il s'investit énormément dans ses études. Il s'inscrit également à des cours ayant trait à la radio, à l'électricité et quelques autres matières techniques. Il devine déjà qu'il ne pourra pas rester en Afrique du Sud, il se découvre une âme voyageuse. Alors il acquiert le maximum de connaissances et décide d'économiser parcimonieusement en vue d'un prochain départ. C'est ainsi qu'en 1949 se réveille de façon encore plus violente cette envie longtemps refoulée : partir !

C'est le Pakistan qui retiendra son attention. Un pays qui lui rappelle sans doute l'Inde où il a vu le jour et qu'il a quitté jeune adolescent. Il séjournera trois ans au Pakistan. Trois années durant lesquelles son expérience de la vente et de l'administration lui seront des plus utiles. Il est employé au sein d'une manufacture textile. Au terme de ces trois années, des raisons administratives l'obligent à faire un choix : repartir pour l'Afrique du Sud ou opter pour la nationalité pakistanaise.

Il décide de retourner en Afrique du Sud. Dés son retour, un poste à responsabilité lui est offert au sein de l'usine ou il était employé auparavant : l'ancien directeur étant décédé, un poste est vacant, il l'accepte aussitôt. Sept ans après, sa décision ferme et définitive est prise : désormais, il travaillera à la propagation de la religion islamique dans le monde. A partir de ce moment là, il consacrera la majeure partie de son temps à la mission qu'il s'est alors fixée. Il s'attache dés lors à travailler le coté psychologique de son projet, il cherche à développer sa confiance en lui, il participe à des conférences et des symposiums et organise des rencontres avec de nombreuses personnalités afin de débattre des questions religieuses, de soulever des points d'actualité et de répondre à toutes interrogations d'un point de vue religieux. Ses connaissances en matières de christianisme, de judaïsme et d'islam sont sans nul doute le fait de toutes ces entrevues et d'un travail très minutieux de mémorisation, d'analyse et de synthèse.

Sa carrière d'orateur débute réellement en 1954, avec pour cadre le Théâtre Avalon. Les conférences qu'il donne se succèdent et connaissent un succès qui l'étonne d'ailleurs, lui qui autrefois restait muet devant les arguments de son employeur juif et des missionnaires chrétiens. Sa popularité croissante le surprend toujours. Il est ainsi invité à donner des conférences à l'occasion de festivités religieuses. Un groupe de touristes, un jour, l'a même invité à se rendre à Johannesburg afin de donner une conférence pour la célébration de l'anniversaire du Prophète Mohammed. Il effectue, grâce à cette conférence, son premier vol en avion. Nous sommes en 1958 !

"Johannesburg, alors pourquoi pas Durban ?" se dit-il. En décembre 1958, il donne alors une première conférence, puis une seconde à Durban. Peu de temps, après l'occasion lui est donnée de s'installer à 75 kilomètres de Durban. I1 fonde le centre "As Salaam" (la paix) qui se veut être une mission de formation pour musulmans. C'est en quelque sorte déjà l'ébauche du futur IPCI (Islamic Propagation Centre International - Centre International de Propagation Islamique). L'évolution du nombre de ses conférences et leur succès le conduisent à décider en 1959 de "faire carrière" en temps qu'orateur. Dés lors, il donnera régulièrement des conférences devant un auditoire qui regroupe parfois plusieurs milliers d'auditeurs. Il est appelé dans presque tous les centres administratifs de son pays, ainsi que les universités.

Il est également sollicité à l'étranger : en Europe, aux Etats-Unis, en Afrique, en Asie, par des pays chrétiens, musulmans, mais aussi bouddhistes, hindouistes... La conférence qui connut le plus grand succès fut, sans nul doute et jusqu'à ce jour, celle qu'il tint à Green Point, dans la région du Cap. Plus de trois mille personnes l'attendaient ce jour-là. Tout au long de son discours le silence le plus religieux régnait et une ovation générale vint conclure celui-ci.

Au tout début des années 50, Ahmed DEEDAT rédige son premier livret : "Mohammed dans l'Ancien et le Nouveau Testament". Ce livret marque le début d'une longue série d'ouvrages plus ou moins volumineux, traitant de sujets divers - religion, politique, sémantique - tous aussi riches les uns que les autres, et qui incitent le lecteur, qu'il soit d'obédience musulmane ou chrétienne, à se remettre en question a chaque question posée ainsi qu'à chaque réponse donnée. Parmi tous les ouvrages que Ahmad DEEDAT a rédigé deux sont particulièrement marquants : "La Bible est-ce la parole de Dieu ?" et "Les Arabes et Israël: conflit ou conciliation ?" Autant de sujets délicats qu'Ahmed DEEDAT tentent d'approcher, en établissant une étude comparative entre l'Islam et les autres religions, et plus particulièrement le christianisme.

Comment cet homme qui se plaît à se définir comme un autodidacte réussit-il à mobiliser tant de personnes lors des conférences données dans son pays, mais aussi à l'étranger ? Pourquoi ses ouvrages et ses cassettes sont-ils traduits à présent ? L'Homme est un personnage en lui-même. Il a pour lui un physique et un caractère fort, persuasif et des connaissances profondes dans le domaine de la religion, des religions, ainsi qu'un don incontestable d'éloquence.

  


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